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Le signalement indique que l’enfant a l’humérus fracturé et que la mère ne peut expliquer la raison de la fracture. On nous dit que la relation entre Karine et sa mère est chaleureuse, affective. Le père ne s’est jamais occupé de sa fille. La mère n’a plus ses coordonnées.

L’évaluation : après des rencontres avec l’enfant, la mère, une amie de la mère, la famille qui gardait l’enfant, le médecin qui a traité la fracture, après consultation des dossiers médicaux antérieurs de l’enfant, nous apprenons que :

  • l’explication fournie par la famille gardienne justifie la fracture de l’humérus de l’enfant. La famille n’avait pas fourni cette explication à la mère lorsqu’elle est allée chercher sa fille.
  • les radiographies ont révélé l’existence de fractures antérieures aux poignets gauche et droit. La mère ne peut expliquer ces fractures. Elle n’a jamais eu connaissance de l’existence de ces fractures. Le médecin pense que cela est impossible qu’au moment des fractures, les poignets n’aient pas enflé et que la petite n’ait pas pleuré.

La consultation des dossiers médicaux antérieurs indique que la mère a fréquemment consulté pour sa fille, notamment dans deux CLSC, soit pour des otites, des rhumes, une intoxication alimentaire, de la fièvre, etc. Aucune mention ne figure dans ces dossiers à l’effet que la mère soit négligente ou non collaborante. La relation mère/enfant est considérée comme positive.

La mère, au Québec depuis 5 ans, est étudiante et a confié la garde de sa fille à différentes familles. Elle collabore avec nous; elle accepte que nous rencontrions une de ses amies qui nous la décrit comme une femme préoccupée par sa fille, aimante et protégeante. Elle nous ouvre facilement la porte de sa maison et nous laisse parler seuls avec sa fille. Karine ne semble éprouver aucune crainte vis-à-vis sa mère. C’est une enfant enjouée, propre. Elle présente cependant des retards sur le plan du langage.


CONCLUSION ET SUIVI DU DPJ

QU'EN EST-IL POUR KARINE

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